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Je ne me souviens plus de la date exacte de la concentre de Sens à laquelle nous avons participé en 1972, peut-être en mai, peut-être fin juin. Toujours est-il que c’est un grand souvenir pour ceux qui y sont allés. Il pleut mais  c’est sans soucis que nous gagnons Sens – Soucy, un petit patelin à quelques kilomètres de Sens. Nous partons samedi matin, il y a Patricia, la Mouche,  Jocelyne, Dany Eloy, Philippe, François, Mao, Henri, Michel et ma pomme. Michel ira récupérer Gérard en soirée.

C’est déjà une règle bien établie, je suis toujours en tête du cortège, histoire de freiner les ardeurs des plus nerveux et surtout d’arriver à bon port. La route se passe sans encombre avec quand même un épisode bucolique qui n’est pas sans rappeler celui que nous avons connu en Haute Loire en Juin 2014. Les routes qui mènent à Sens sont de longues lignes droites. Alors que nous menons bon train à une vitesse de croisière de 140, je vois au loin, une espèce de ligne blanche en travers de la route. Le temps de réagir avec le freinage « surpuissant » de ma R 50 / 5, je me retrouve au milieu d’un troupeau de moutons qu’un berger faisait traverser. Coup de chaud et  bien sûr moquerie des autres ….. Sur le chemin nous nous arrêtons souvent pour soulager nos vessies, boire un coup ou fumer un clope. Nous nous arrêtons en matinée près de Troyes pour boire un café. A l’intérieur un groupe d’ouvriers. L’un d’entre – eux nous fait dos, arborant sur sa combinaison de travail un magnifique « Caterpillar » ; nous sommes alors pris d’un fou-rire général ; le gars bien sûr ne comprend pas et quand nous lui expliquerons que sur nos blousons et combi on arbore la marque de nos motos il en rira avec nous.

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Devant un troquet dans le centre-ville de SENS. Bagagerie d'époque !!

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Le temps est passé au beau. Il nous faudra du temps pour trouver le lieu de la concentre, aucune indication, les autochtones n’en savent rien. On finit par trouver quelqu’un qui nous indique un terrain vague où nous pourrons camper. Un gars du club de Sens vient nous voir pour nous dire qu’il y a eu un petit changement et que la concentre c’est juste le dimanche… Bravo les organisateurs !

Pas de problèmes pour nous, nous nous installons près d’une espèce de grotte et montons les tentes. Nous partons à la recherche de bois pour le feu quand Michel arrive avec Gérard. Il nous raconte qu’il s’est tiré une bonne bourre avec une Porsche. Le gars a été tellement impressionné par les performances de sa 500 Honda qu’il lui a payé un pot.

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Arrivée de Michel et de Gérard.

Bref, on se rend vite compte que nous sommes en panne de bière. Michel prend Dominique en passager, je les suis et nous voilà partis sur Sens pour acheter de la bière. Nous roulons un peu vite et je perds toutes les médailles de concentre que j’avais accrochées à mon blouson. On s’arrête mais on ne les retrouvera pas toutes. Sur le retour, Dominique s’est assis à l’envers sur la moto de Michel et tient une caisse de bière. La tête des badauds en voyant l’équipage !

D’autres motards commencent à arriver. Certains sont surpris, car un motard à quatre pattes fait semblant de leur mordre les pneus en aboyant… hilarité générale. Mao est chargé de la popote. Henri en profite pour jouer les hommes de Cro-Magnon. La soirée et une grande partie de la nuit se passe autour du feu à discuter bécane, bien sûr et des exploits passés, le tout bien arrosé. L’un d’entre nous s’endort, près du feu et se réveille quand la semelle de ses bottes commence à fondre.. ;

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Mao aux fourneaux.

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Le campement s'organise.

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On s'amuse comme on peut !!

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Le dimanche matin, nous nous rendons comme plusieurs dizaines de motards sur le lieu de la concentre, sur une place au milieu du village. Nous nous inscrivons pour avoir la médaille et être classé puis, nous attendons. Il ne se passera rien si ce n’est en fin de matinée la remise des coupes avec le classement. Nous sommes bien sûr « Premier », remportons le coupe du moto-Club  venu du plus loin et Jocelyne celle de la motarde ayant parcouru le plus long trajet en tant que pilote.

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Après la remise des prix.

Après avoir déjeuné, nous reprenons la route pour Forbach et nous ne traînons pas. Encore une fois, nous avons passé un super week-end de motards. Malheureusement, les photos ne sont pas au top mais suffisent pour donner une idée de la concentre à laquelle nous avons juré de ne plus retourner.